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Interview écrite :
– Sean Paul, en quoi ce disque, «Tomahawk Technique», est-il différent de vos précédents opus?
– Avant, je travaillais avec des producteurs jamaïcains et, comme j’avais du succès, ils me laissaient chanter sans me diriger. Je voulais aller plus loin en tant que musicien, ce que j’ai pu faire en collaborant avec divers artistes et producteurs.
– Cet album a des sonorités assez dance…
– Depuis 2009, tout le monde me disait que ce style allait faire un tabac. Même si j’en suis fan, je ne voulais pas vraiment faire de la dance. Mais certaines de mes anciennes chansons, comme «Temperature», ont un rythme assez proche de cette musique. J’ai pensé à mélanger les genres.
– Est-ce important pour vous de conserver tout de même un son jamaïcain?
– Oui, je veux faire partie de l’histoire musicale de mon pays, même si mes chansons mêlent les styles dance et dancehall. Ma renommée fait en quelque sorte de moi un ambassadeur de la Jamaïque.
– Quel est le secret de votre succès?
– J’aime la musique. Et dans ce métier, il faut parfois accepter de ne pas avoir de vie privée. Au début de ma carrière, quelqu’un m’a dit: «Le succès, c’est 99% de travail et 1% de talent». Travailler dur, c’est ce que je fais.
– Vous arborez maintenant une crête sur la tête. Pourquoi ce changement capillaire?
– J’en avais vraiment marre de me voir tous les jours dans la glace avec la même coupe. Sur mon premier album, «Stage One», j’avais rasé un côté de ma tête et, cette fois-ci, j’ai rasé les deux!